Et sans vouloir être exhaustive, l’idée pour commencer pourrait être de vous inviter à faire un petit point avec vous-même, vous aider à une prise de conscience, si minime soit-elle, sur ce que vous avez reçu, en partage, projection, interférence…
Reconnaître, accepter la transmission de la Vie, percevoir la transmission de l’Amour perpétué et révélé par la consistance de la vie, c’est probablement l’essence même de La Vie, dans sa plus grande dimension spirituelle.
Loin d’être simple, cet assentiment à cette Vie qui nous est donnée, s’avère jalonné d’obstacles plus ou moins furtifs, souvent inattendus, parfois vertigineux, ou encore douloureux, mais toujours savamment dosés je dirais, au gré de notre cheminement. Se posent ainsi les fondations à toute transmission.
Top départ : on se lance ... on plonge carrément !
Pour mieux comprendre la nature de nos fondations, replonger dans nos racines de Vie, une première prise de conscience pourrait être initiée par ces questionnements :
« Comment me suis-je construit-e avec ou malgré cette vibration d’Amour, celle qui est source de toute transmission ? Pour préciser : est-ce que je m’en sens comblé-e, frustré-e ou redevable ?
→ Suis-je constamment dans la quête de cet Amour par une quête de reconnaissance pour chacun de mes choix ? Et si c’est le cas, ne suis-je pas alors dans une relation de dépendance affective avec l’attente de la validation de chacun de mes actes ?
→ A l’inverse, par ce don d’amour libre et créateur, ai-je trouvé suffisamment de détachement et d’espaces pour mener ma vie « librement » dans une gratitude tournée vers l’émerveillement plutôt que vers l’expectative ?
→ Ou encore, suis-je dans une attitude de rejet telle que mes choix s’enlisent, amenant plus de confusions que de constructions… ? »
Oups, qu’en avez-vous compris ? Qu’approfondir la notion de la transmission reviendrait à nous repérer dans la construction de notre autonomie intérieure et dans l’acquisition de libertés présidant à nos choix... ? Une libération et non une transmission ?
En d’autres termes, la démarche serait : Comment devenir (rester) Soi-même avec ou au-delà de ce qui nous est transmis ?
On modère ... on tempère...
Si vous n’êtes pas disposé à vous plonger dans ces explorations dès cette lecture, prenez le temps nécessaire à l’infusion ! D’autant plus que ce temps perdure bien au-delà du décès de nos parents ou de nos aimants et au risque de vous choquer, la nature de nos fondations, bien qu’elle se complexifie en cas d’adoption, surpasse aussi le désir initial à chaque filiation.
Soyez rassurée-e, une telle démarche d’observation demande un certain engagement et un véritable courage. Alors accepter que ces questionnements dérangent, que les réponses n’en soient pas évidentes, qu’elles exigent une forme d’authenticité et surtout de disponibilité, c’est primordial. Une bienveillance d’abord vis-à-vis de soi-même…
Enfin, ne cherchez pas la « bonne » réponse, il n’y en a évidemment pas. Il y a surtout celle qui résonne « juste » pour vous et « sincère » avec votre histoire.
Dernier effort : on souffle... on respire !
Et surtout OUFFF, tout ne dépend pas que de nous, ni de notre force intérieure !! Restons donc léger et serein dans l’observation de cette quête de libertés et de notre volonté d’accéder à l’autonomie !
Bon nombre d’ingrédients viennent consolider ou fragiliser nos fondations internes ; il s’agit de bagages plus ou moins encombrants, reçus bien malgré nous ! En voici quelques exemples :
-les loyautés masquées : inévitablement la transmission dite intergénérationnelle (= entre générations se connaissant) génère des dépendances, des enchevêtrements pour ne pas dire des enchaînements. On parle alors de loyautés invisibles, et elles existent dans toutes les familles par des codes ou des règles inconscientes : une profession à maintenir à chaque génération (médecin, notaire, agriculteur…), un patrimoine familial à préserver coûte que coûte, une vie amoureuse systématiquement vouée à l’échec, une maladie (que l’on définira comme génétique ou congénitale) à développer…
-les mécanismes comportementaux : il s’agit le plus souvent de mécanismes d’opposition ou de mimétisme, délibérés ou non, qui régissent certains de nos comportements. Il est par exemple fréquent de s’opposer à l’attitude d’un parent lorsque nous la considérons déplaisante, voire même au parent lui-même. L’inverse est également vrai.
Ces mécanismes se chargent plus ou moins consciemment dans notre mémoire réduisant notre champ des possibles. Lorsque leur empreinte devient trop marquée, elle conduit à une perte d’alignement avec notre propre nature, devenant source de mal être ...
- la posture résultant du rang de naissance* : le rang de naissance induit un rôle, une mission inconsciemment prédéfinis au sein de la structure familiale, à partir d’archaïsmes installés dans la psyché familiale au sens large.
*NB : le rang de naissance inclut toutes les grossesses même non abouties dans la famille (fausses couches, avortements), les rôles se répètent dès la 4ème position ….
- L’aîné, ( ou 4ème et 7ème position) : Pilier, il porte les mémoires de la lignée paternelle et le poids des responsabilités familiales. Être le fils aîné c’est répondre au devoir et aux responsabilités de l’Héritier, avec une mission de protection. Être la fille aînée, c’est répondre au même devoir avec en plus la pression inconsciente de porter un rôle d’un homme.
- Le cadet (ou 5ème et 8ème position), porte les mémoires de la lignée maternelle. Connecté aux émotions profondes du clan familial, et surtout quand il est l’enfant du milieu, il agit comme médiateur avec une tendance à l’indépendance et l’adaptabilité pour éviter tout conflit.
Si le cadet est un garçon alors que l’aînée est une fille, il peut se jouer une concurrence entre les deux, car dans la psyché de l’arbre généalogique, le garçon c’est l’héritier, « c’est lui le patron après papa » .
- Le n° 3 (ou 6ème et 9ème position) représente le couple parental. Son rôle est de faire le lien entre tous les membres du clan. On le dit rebelle dans le sens où il va casser les codes du clan, il ne va pas rentrer dans le moule imposé (consciemment ou non), c’est le créatif de la famille. Il est là pour amener le changement, il n’a pas peur faire bouger les choses.
Whaou ... on fait quoi maintenant ?
Beaucoup d’informations n’est-ce pas ? Viennent-elles éclaircir ou à l’inverse opacifier pour vous, contours et contenus de cette transmission déjà bien alambiquée ?
Quels sont les appuis extérieurs qui permettent de s’extirper d’un brouhaha familial devenu trop plombant, des émotions dysharmonieuses qu’il propage, des cicatrices et blessures qu’il lègue, des non-dits et de toutes leurs incidences transgénérationnelles (voilà d’ailleurs un domaine qui mériterait un chapitre à part entière…) ?
La spécialité qui s’y rapporte c’est la psychogénéalogie...
Une solution par les plantes ?
Soyons clair, aucune plante ne deviendra baguette magique dans cette aventure ! Certaines pourront rapporter :
√ sérénité & apaisement (mélisse, aubépine, griffonia ...)
√ sécurité & protection (millepertuis, lavande, laurier sauce,...)
√ alignement & ancrage (chêne, basilic, ashwagandha ...)
Certaines huiles essentielles utilisées dans une démarche consciente et encadrée pourront aussi accompagner la libération des blessures familiales, citons Palmarosa, Rose de Damas, Fleur de lotus .
Pour ma part, c’est spontanément avec les fleurs de Bach que je vous proposerai un soutien. Leur utilisation en reste toujours personnalisée mais je pourrai m’appuyer sur :
Centaury qui aide à renforcer son positionnement
Chestnut Bud qui vient améliorer la compréhension et l’intégration des leçons de vie.
Honeysuckle qui aide à se détacher émotionnellement du passé et de la nostalgie
Scleranthus qui permet de retrouver l'équilibre dans la prise de décisions
Wild Oat accompagne dans la découverte de son chemin de vie
S'inspirant de la sylvothérapie, je peux aussi vous proposer une marche en pleine forêt ou dans une nature prodigieuse afin de vous aider à un nettoyage émotionnel, ou à retrouver un meilleur ancrage ...
Ou encore une séance incluant une relaxation guidée par une plante libératrice. Chaque séance est construite à partir d’une plante, ou d'une fleur de Bach et par son potentiel libérateur, au regard de vos besoins et préoccupations. Dans un rythme qui vous sera propre, vous vous déposerez et vous libérerez du poids de charges superflues ...
A vous de jouer !
