Mars 2022

ETES-VOUS PRET POUR UNE " DETOX"  PRINTANIERE ?

 

       Une détox pour quoi faire ?

   Peut être en premier lieu pour évacuer la fatigue sournoise ou plombante qui vous envahit régulièrement ? En effet, la fatigue est le premier signal d'alarme de l'encrassement du corps mais il y en a beaucoup d'autres  : une peau terne, des cernes, des boutons, des migraines et céphalées, un esprit flou, des nausées, des difficultés de concentration, des douleurs musculaires, de la frilosité, des insomnies... une liste quasi sans fin.
Ainsi la détox, en libérant les toxines & toxiques emmagasinés dans les organes vitaux, ramène ce flux de vitalité si apprécié. Mais elle ne s'improvise pas,  le naturopathe considère même qu'il y a autant de type de détox que d'individus...

 

Quelles sont ces "toxines" dont on parle ?

 

  Bien sûr, il s'agit des composés chimiques rajoutés de l'alimentation industrielle (additifs, conservateurs, colorants...), des traces de pesticides et d'engrais chimiques résidus de l'agriculture conventionnelle, ou des métaux lourds stockés dans certains aliments (mercure dans le poisson par exemple... ).
                                                                 Mais c'est beaucoup plus que cela....

 

Aviez-vous pensé aussi aux :

  -molécules chimiques des médicaments 

 - perturbateurs endocriniens des plastiques (familles du Bisphénol A) 

 - additifs des cosmétiques issus de la pétrochimie 

 - substances toxiques des produits ménagers d'entretien 

 particules fines et plomb de l'air pollué que nous respirons    ???
Toutes ces substances dites "exogènes"  et que l'on nomme familièrement "toxiques", sont celles auxquelles on songe en premier voire en second  lieu.... et déjà la liste s'allonge.

Sans vouloir être exhaustive ou décourageante, n'oublions pas les composés "endogènes", c'est-à-dire ces toxines produites à l'intérieur du corps par notre propre métabolisme. Elles proviennent directement de la digestion des aliments ingérés (amidons, sucres, protéines, graisses...) comme des déchets fabriqués par le fonctionnement normal de nos cellules  (CO2, acides, ammoniac..), ou encore par certaines fermentations et putréfactions intestinales. 

       

 Enfin, d'autres sources de toxines restent trop souvent sous-estimées : les pensées négatives et récurrentes, ainsi que le stress induisent la fabrication de toxines (notamment des acides) par le corps.

 

 

Encrassement et émonctoires 

 

Le docteur Jean Seignalet définit l’encrassement (ou encrassage) comme un processus selon lequel les entrées ou productions de déchets dépassent les capacités d’élimination des émonctoires (organes d'élimination) de l’organisme. Ainsi, les déchets s’accumulent  progressivement, réduisant la vitalité générale. 

 

 Quand elles ne sont pas trop nombreuses, les toxines sont éliminées de manière spontanée et régulière : elles passent dans le sang puis sont filtrées (ou stockées) dans les organes comme les reins, le foie, ou les poumons, encore appelés émonctoires. 

 

Émonctoires principaux :

     -Rein : il filtre le sang au rythme d'1litre/ minute, les éléments et liquides utiles étant directement réabsorbés.  Le rein permet d'éliminer les déchets solubles dans l'eau, à partir de l'acide urique et de l'urée,  à savoir les résidus de protéines alimentaires, de médicaments, d'alcool, les excès de vitamines & minéraux. Ces déchets hydrosolubles sont parfois dénommés « cristaux ».

 

  - Foie / Vésicule Biliaire/ Intestin : 

Parmi ses 300 fonctions, le foie a un rôle essentiel de filtre : il épure le sang des polluants qui ont déjà franchi la barrière intestinale. Il a la capacité de neutraliser déchets et toxines, notamment ceux insolubles dans l'eau mais aussi l'alcool, et certains médicaments. Cette action d’élimination se fait surtout la nuit, d’où l’importance de manger léger le soir.

Le foie synthétise de nombreux composés dont la bile (entre 0,5 et 1litre / jour) qui sera stockée dans la vésicule biliaire puis relarguée afin d'expulser les déchets neutralisés,  et de faciliter la digestion des graisses.

L'intestin grêle et surtout le colon prennent la suite de cette élimination et en complémentarité avec le foie, ils éliminent les déchets intitulés « colles » , de par leur aspect , ce sont les résidus des glucides et lipides.

 

Émonctoires relais ou secondaires : ils interviennent lorsque les émonctoires principaux sont fatigués. Ce sont : 

- les poumons : lorsque foie & intestins sont surchargés par exemple lors de constipation, ou lorsque des excès de glucides ou d'aliments gras ont été ingérés,

- la peau qui est  un double émonctoire ou un émonctoire "mixte" avec les glandes sébacées et leur sébum jouant le rôle de mini-foie et les glandes sudoripares considérés comme de petits reins par la sueur qu'elles produisent.

- Pour les femmes : on retient un émonctoire supplémentaire  : utérus (cristaux) vagin (colles), c'est un émonctoire cyclique.

 

 

Les règles d'or de la détox 

 

 Parce qu'une détoxication prend en compte la vitalité de la personne, son niveau de toxémie, le type de surcharges prépondérantes, l'état de fonctionnement de ses émonctoire et son tempérament, il est fortement recommandé de se faire accompagner par un professionnel de santé ou par un naturopathe de confiance.

 

Si ce n’est pas le cas, optez pour une détoxication légère et surtout pas pour un jeûne d'une semaine ou plus sans accompagnement  !

FOCUS : La détoxication du foie est un processus bien particulier. Elle consiste à déloger les toxines séjournant silencieusement dans le tissu gras, le cerveau et le foie. Ces toxines ne peuvent se dissoudre dans les corps gras. Par conséquent, pour les évacuer, il faut les rendre solubles dans l’eau et c'est cette transformation qui nécessite 3 phases délicates. Si l’une de ces phases n’est pas menée à bon terme, les toxines restent  dans le corps sous forme de « métabolites intermédiaires », encore plus dangereuses qu’elles ne l’étaient dans leur forme originelle.  En outre, il est impératif d’avoir une barrière intestinale saine et solide pour que les toxines soient évacuées dans les selles. Dans le cas contraire, elles risquent de retraverser l’intestin pour repartir dans le corps via la circulation sanguine. C’est là que les conseils de  micro-nutrition et de phytologie d'un professionnel interviennent. Ce sont les garants de la bonne réalisation de la détoxication hépatique.


 

   Quatre règles fondamentales  à respecter :

 

  • Evaluer (ou faire évaluer si vous n'en connaissez pas les outils appropriés) sa vitalité et son degré de toxémie.

  • N’entreprendre une détox que si votre foie et vos reins sont en capacité de la supporter.

  • Choisir le bon moment à fois en terme de saisonnalité : entre début février et début mai  ou/et entre début août et début novembre  tout en tenant compte de votre agenda personnel : il est préférable de ne pas entreprendre de détox dans des périodes intenses d'examen ou de forts enjeux professionnels ( à moins d'avoir déjà une bonne pratique)

  • Définir une durée adaptée à votre situation : de quelques jours à 3 semaines, l'éventail est large ... avec une potentielle phase de descente alimentaire 

En résumé, entreprendre une détox nécessite d'être pleinement à l'écoute de son corps. Le naturopathe peut vous orienter dans cette démarche et vous aider à percevoir les signaux de votre organisme. Particulièrement formé à ces pratiques, il est en mesure de vous proposer un programme personnalisé, établi à partir de votre rythme de vie comme de votre bilan émonctoriel et toxémique. Il dispose notamment de l'iridologie pour  déterminer votre bilan de toxémique et d'une bonne connaissance des plantes pour vous aider à choisir les plus appropriés à votre situation.
Si vous souhaitez me contacter à ce sujet pour envisager une détox sur mesure, c'est ici !

 

Et sinon ....

 

   Si vous préférez commencer par une détox plus légère, voici quelques idées :

  •  Optez pour une pause alimentaire hypotoxique en réduisant : les graisses saturées, les sucres rapides, les viandes grasses, le tabac, l’alcool, le thé/ café, le chocolat, les pâtisseries, les charcuteries, les fromages et surtout, priorité aux légumes !
  •  (Re)prenez le temps de la mastication : manger au calme, en mâchant le plus possible vos aliments. Cela permet une meilleure assimilation des nutriments, moins de ballonnements, moins de gaz, moins d’aigreurs, moins d’accumulation de déchets et même une perte de poids !

  • Testez  la monodiète : le principe est de manger UN seul aliment non transformé sous n’importe quelle forme, durant 1 repas à 3 jours maximum (sans huile, sans sel, sans poivre, sans sucre, sans miel, sans café).
    Si vous choisissez un aliment cuit, vous accompagnez le foie dans ses fonctions digestives sans fatiguer ni sensibiliser vos intestins : monodiète de pommes cuites bio, ou  de soupe de légumes (sans pomme de terre), de riz, carottes... 
  • Osez  le jeûne intermittent  : il consiste à laisser s’écouler une pause de 16 heures entre 2 prises alimentaires : par exemple dîner à 19h00 et ne plus manger avant 12h00 le lendemain, ou  ne plus  manger plus après le repas de midi et  jusqu’au petit déjeuner. C'est un processus doux de « désencrassage ». Il a en outre la particularité d’agir favorablement sur les risques cardio-vasculaires, la glycémie, l’inflammation, le stress oxydatif et donc le vieillissement cellulaire et bien d’autres encore !
  • Concoctez et savourer votre propre tisane "détox" à raison d'une à trois tasses par jour par exemple avec des feuilles de frêne, feuilles de pissenlit, fleurs et feuilles de reine des prés, et toujours quelques feuilles d'ortie pour éviter une trop forte déminéralisation qui vous fatiguerait sur le long terme...
  • Et bien sûr, aménagez-vous des moments de détente physique et nerveuse pour décharger des toxines émotionnelles : contemplation, méditation, yoga, farniente, lecture, peinture, randonnée, bain de forêt...

Bougez et respirez  : L’exercice physique active la circulation sanguine et de ce fait augmente l’irrigation du foie. 
Respirer au grand air apporte l’oxygène nécessaire à la vie des cellules tout en rejetant le dioxyde de carbone qui les empoisonne. Les poumons ont la capacité également d’éliminer certains types d’acides. Alors profitez des beaux jours pour partir marcher dans la nature en respirant à pleins poumons !

C'est le printemps, profitons en!!!

 

 


Décembre 2021

Vitamine D : c'est le moment d'y penser !

 

C'est principalement l'exposition de la peau au soleil qui permet la synthèse de la, si plébiscitée et si souvent déficitaire, vitamine D.

 

Notre épiderme contient en effet un des précurseurs de la vitamine D3 (ou pro-vitamine D3), qui se transforme en vitamine D3 sous l'action des UV. Dans les pays tempérés comme la France, cette synthèse est donc très dépendante de la saison, de l'heure d'exposition, de la couverture nuageuse, de la pollution, et même de l’utilisation de crème solaire.

Entre novembre et février par exemple, à nos latitudes, les rayonnements UVB sont largement insuffisants pour couvrir nos besoins en vitamine D. Avec l'évolution des modes de vie, le temps moyen passé en intérieur n'a cessé de croître. Combiné aux messages alarmistes sur les dangers du soleil qui poussent à l’utilisation systématique de crèmes solaires bloquant les UVB, il est aisé de comprendre pourquoi même les personnes qui s’exposent régulièrement au soleil peuvent se retrouver carencés !

 

 

Les deux formes de vitamine D : la vitamine D2 et la vitamine D3

  • La vitamine D2, appelée ergocalciférol, est produite par les plantes, les champignons et les levures uniquement. Elle fut d'abord considérée comme la vitamine D « végétale ». Utilisée par l'industrie agro-alimentaire dans les aliments transformés, pour sa commercialisation, elle est obtenue par irradiation des levures. Cette forme est toutefois sensible à l'humidité et à la chaleur.
  • La vitamine D3, ou cholécalciférol, peut être obtenue par la consommation de certains aliments comme les poissons gras, les jaunes d’œufs ou le foie ou être extraite de la lanoline. C'est à ce titre qu'on l'a souvent associée à une origine animale. Pourtant, pour les compléments naturels,  on l'extrait aujourd'hui à partir de certaines variétés de lichens. 

Sous l’effet des rayons ultraviolets UVB du soleil, la vitamine D3 est également produite à partir d’un dérivé du cholestérol (le 7-DHC puis provitamine D3), présent dans la peau.

Au final, il s'agit d'une forme plus stable que la vitamine D2, et qui semble mieux assimilée par l'organisme car donnant lieu à des taux de calcitriol (c'est-à-dire la forme active de la vitamine D) plus élevés. La vitamine D3 est donc maintenant davantage recommandée que la vitamine D2, et même pour les végans.

 

Les deux formes de vitamine D, D2 comme D3,  doivent en effet être activées dans le corps pour pouvoir être utilisées. La première étape d'activation est réalisée dans le foie avec l'obtention d'une première molécule, le calcifédiol. Ce dernier passe alors dans les reins où s'observe la libération du calcitriol, la forme active  recherchée de la vitamine D.

 

Cette forme active de la vitamine D3, le calcitriol, est en fait une hormone de type stéroïdienne qui permet l'absorption du calcium par l'intestin. C’est pourquoi on associe parfois la vitamine D à des fonctions hormonales, mais elle reste fondamentalement identifiée à une  vitamine (c’est-à-dire à une substance organique, nécessaire en faible quantité, et qui ne peut être synthétisée par l'organisme directement). C'est sa forme active qui agit comme une hormone!

 

Sans connaître directement le principe actif, ni même l'avoir identifiée comme une vitamine, c'est par ses effets contre le rachitisme que  la vitamine D a d'abord  été utilisée.

 

Décrit dès les premiers et deuxième siècles ap JC,  le rachitisme s'est répandu en Europe, surtout à partir du milieu du 17ème siècle. Il était constaté  notamment chez les enfants des classes les plus pauvres qui grandissaient dans des ghettos industriels anglais où les fumées filtraient la lumière du soleil.

 

Les premiers traitements furent basés sur l'huile de foie de morue dans les années 1770.  Pour autant, les deux formes de vitamines D2 et D3 ne furent isolées et caractérisées que dans les années 1930.

 

Les travaux sur les mécanismes d'action de la vitamine D sont encore plus récents, leur intérêt ne s'est accru qu'à la fin du 20ème siècle.

 

On sait aujourd'hui qu'à côté de son rôle bien établi dans la régulation du calcium mais aussi du phosphore, en lien avec le développement et la réparation des os, la vitamine D possède :

 

  • des effets immunomodulateurs, et un impact substantiel sur le système immunitaire,
  • un effet d'équilibrage du système nerveux avec moins de fatigue chronique et moins de stress,
  • une implication dans le contrôle de certaines proliférations cellulaires dont les cancers,

Des chercheurs de l'université de San Diego ont même rapporté : « Nous avons constaté qu’un adulte doit disposer de 4000 à 8000 UI de vitamine D3 / jour pour maintenir les taux sanguins de la vitamine D et de ses dérivés actifs dans la fourchette permettant de réduire de moitié environ le risque de plusieurs maladies - cancer du sein, cancer du côlon, sclérose en plaques, diabète de type1 "...

 

 

Les taux nous y voilà!!!

Dès 2012, une étude publiée par l'institut national de veille sanitaire dévoilait que plus de 80% des Français présentaient un déficit en vitamine D. Un pourcentage qui semble s'aggraver d'année en année...

Rien de surprenant quand on sait que les recommandations officielles de la DGCCRF pour être en bonne santé, sont restées limitées à 2000 UI par jour de vitamine D3 ou 50microgrammes (1microgramme = 40 UI). 

Aujourd'hui, alors que la plupart des craintes liées à d'éventuelles toxicités résultant de surdosage ont été levées, tous les scientifiques convergent vers des besoins de 2 à 4 fois plus importants pour la  prévention de maladies chroniques,

                                                                                    soit entre 4000 et 8000 UI/jour.

Pour les chercheurs américains, les taux de dosages sanguins préventifs devraient se situer entre 40 à 60 ng/ml au minium (voire entre 50 et 80 pour d'autres universitaires), soit au-delà des  recommandations officielles, dont les normes françaises qui restent établies entre 30 et 45ng/ml de sang.

 

En fonction du dosage sanguin (s'il a été établi), comme du lieu de résidence et du niveau d'activités en extérieur, il s'avère donc opportun sous nos latitudes, de se supplémenter en vitamine D3, au moins entre novembre et avril, même sans vouloir systématiquement viser les 8000UI/ jour.

 

Un apport quotidien de l'ordre de 4000 UI/ jour  ne peut être vous être que positif et protecteur vis à vis de toutes les infections hivernales  D'ailleurs, l'épidémie de Coronavirus a conduit l'Académie nationale de médecine à recommander des traitements préventifs ou curatifs en vitamine D pour mieux combattre et résister à la maladie...

 

Voici pour vous repérer dans les différents produits sur le marché et les étals des magasins bio,  ceux qui donnent de bons rapports qualité / prix!  (source : Alternative Bien être - HS 2014).. les deux premiers de la liste étant les grandes gagnants..

 

Et si votre médecin vous prescrit systématiquement une Uvé-dose pour traverser l'hiver, pensez quand même que celle-ci ne peut avoir un effet sur la durée. Un mois après son absorption, le taux sanguin est revenu à sa valeur initiale...

   

 

            Alors bichonnez vous !! Trouver la source de vitamine D qui vous correspond pour  un hiver en toute sérénité !

   Et pour une approche encore plus globale de votre immunité, c'est ici 

 

 


Octobre 2021

Octobre Rose : où est la véritable prévention ?

 

 

Octobre rose se termine enfin et sans vouloir choquer ses défenseurs, cette clôture rime pour moi avec soulagement. Loin d'y être indifférente, ces rubans roses qui voltigent partout me désolent un peu plus chaque année.

 

Peut être avez-vous couru drapé de rose ou pris part à une collecte de soutien gorges ? De belles intentions que je salue, mais qui amènent à s'interroger sur le message relayé par cette campagne et sur les dérives pouvant en résulter.

 

 

Officiellement il s'agit encore aujourd'hui de sensibiliser au dépistage systématique du cancer du sein et de récolter des fonds pour la recherche, une campagne résumée par « lutte contre le cancer du sein »

Si on se fonde sur ces chiffres peu rassurants qui annoncent qu'une femme sur 8 aura, dans sa vie, un cancer du sein, on ne peut effectivement que soutenir de telles actions.

 

Mais s'agit-il vraiment de solidarité ? Une femme en pleine chimio trouvera peut être un peu de réconfort en constatant que des milliers d'autres femmes courent contre le mal qui l'affecte ? 

Peut être...

             ...mais bien au-delà d'un petit coup de pouce au moral, l'enjeu n'est-il pas de prévenir plutôt que de courir (!) ou de faire courir, c'est-à-dire d'être dans une véritable politique de prévention accompagnée de recommandations adaptées ?

 

« Pour cette maladie multifactorielle, nous savons plus précisément comment influer dans le bon sens sur ses facteurs potentiellement déclenchants. Il s’agit de l’environnement, de l’alimentation, de l’activité sportive et du stress », expliquait dès 2015 la gynécologue obstétricienne Bérengère Arnal-Morvan, médecin très investie dans l'association « au sein des femmes ».

 

 

Même si certaines causes du processus de cancérisation sont intrinsèques, aborde-t-on tous ces facteurs externes avec Octobre Rose ? Pourquoi ne pas profiter de cette campagne pour donner les moyens aux femmes d'être accompagnées et soutenues dans leur gestion du stress par exemple ou dans la mise en place d'une alimentation défavorable au cancer ? Ces actions sur le terrain que le naturopathe, comme les anciens, considère comme essentielles à la bonne santé

 

 

De façon très concrète et pragmatique, pour donner une suite aux propos de Bérengère Arnal-Morvan, il faudrait commencer par recommander aux femmes de :

 

- consommer moins de graisses trans* et le plus d’acides gras polyinsaturés (omégas 3 6 9) possibles. « Mangez beaucoup de noix, de poissons ou d’huile de colza. En revanche, il n’est pas recommandé de se bourrer de gélules ! » 

 

- se limiter à 500 g de viande rouge par semaine,

 

- éviter le sucre et l’alcool (maximum un verre de vin par jour)

 

 

- manger le maximum de légumes de la famille des brassicacées (choux, brocolis…) riches en antioxydants, et qui favorisent, par leur richesse en indol-3-carbinol, la voie métabolique des « bons » œstrogènes dans le foie et freine celle des œstrogènes plus cancérigènes.

La gynécologue va même plus loin.

 

Elle insiste en premier lieu sur la santé de l'intestin comme une véritable barrière anticancer. « la mise en évidence du rôle primordial que joue cet organe à de nombreux niveaux est la grande nouveauté de ces dernières années. Nouveauté qui n’en est pas vraiment une, d’ailleurs, puisque les travaux actuels n’ont fait que confirmer ce que préconisait le Dr Jean Seignalet. Tout travail de médecine globale devrait commencer par entretenir, voire restaurer la muqueuse intestinale... ».

 

Un véritable champ d'action pour tout naturopathe !

 

 

La prévention devrait donc commencer par là. C'est pour cette raison qu'il m'apparaît regrettable d'associer encore « dépistage » et « prévention », deux termes ne semblant pas relever du même registre.

 

Est-ce toutefois un hasard si de façon officielle, la prévention du cancer reste définie par « l'ensemble des mesures qui visent à lutter contre l'exposition aux facteurs de risque de carcinogenèse (prévention primaire) et à traiter les états précancéreux (prévention secondaire) ».

 

 

Et si la prévention définie ici comme primaire semble facile à comprendre, la prévention secondaire, par cette notion d'état pré-cancéreux, reste ambiguë à mes yeux : un petit cancer n'a rien de pré-cancéreux puisque la lésion cancéreuse est déjà là. Le fait de vouloir traiter sous entend d'ailleurs qu'il ne s'agit plus de cellules dormantes isolées, et qui pourraient être éliminées par des mécanismes naturels du corps. N'oublions pas le corps élimine chaque jour naturellement 99,99 %*des cellules comportant une mutation génétique pouvant donner lieu à un cancer.

Ainsi cette définition d'état « pré-cancéreux » sème déjà le trouble mais a probablement un sens dans le domaine médical. Elle permet sans doute d'ouvrir le champ au dépistage systématique et à ces mammographies répétées auxquelles des millions de femmes sont ... "convoquées". Non, ce mot n'est pas trop fort puisque le discours devient vite culpabilisant pour toute femme qui ne s'y soumettrait pas et va même jusqu'à la nécessité de devoir justifier pourquoi elle renonce au dépistage si elle ne souhaite pas recevoir les multiples lettres de relance par l'assurance maladie. Je ne développerai pas ici les aspects financiers comme les enjeux économiques, mais ils demanderaient à être explorés aussi.

 

Le chirurgien cancérologue Gérard Délépine dénonce depuis plusieurs années ces pratiques bureaucratiques et lucratives plus que préventives.

 

Pour lui, et sans trahir ses propos, le dépistage systématique n'a plus aucun intérêt depuis que l'on sait traiter les cancers, même importants. Il considère même ce dépistage comme nuisible pour toute femme en bonne santé, sans anomalie décelable au préalable et met en cause, la trop bonne performance des dépistages qui induit des surdiagnostics.

 

Si trop peu d'évaluations ont été faites en France sur l'intérêt de ces dépistages, les chiffres canadiens avancent que jusqu'à 40 % des cancers ainsi diagnostiqués n'auraient subi aucune évolution. D'autres chiffres moins alarmistes circulent toutefois, on les retrouve ci-contre et sur le site de nature joyeuse.

 

Ce qui est certain, c'est que la mammographie systématique n'a induit aucun gain en survie pour les femmes, à l'inverse elle a pu induire des ablations inutiles, ou des traitements dont les effets secondaires perdurent durant des années dans la vie d'une femme. Un protocole de chimio qui dure quelques semaines prendra plusieurs années pour être éliminé par le corps...

 

 

Enfin, n'oublions pas que l'irradiation subie lors d’une mammographie est aussi préjudiciable pour la santé, et peut être contre productive. En effet, les mammographies exposent à des doses très faibles de rayons, qui cumulées peuvent augmenter la probabilité de futur cancer. 

 

Bien sûr, il ne s'agit ici que de s'interroger sur le message du dépistage systématique véhiculé par octobre rose et non de renoncer aux examens dès lors qu'une anomalie est observée ou palpée...

En tant que naturopathe, je ne peux qu'inciter chaque femme à soigner ou restaurer son terrain afin qu'il soit le plus défavorable à la prolifération des cellules cancéreuses, et à l'inverse que son système immunitaire permette la destruction de toute cellule anormales..

Je me suis également formée récemment à l'accompagnement des femmes lors de leur traitement contre le cancer, qu'il s'agisse d'accompagnements pré ou post opératoires, de radio, chimio ou hormonothérapie. Pour tout renseignement, vous pouvez bien sûr me contacter.

 

*acides gras qui se forment lors de la transformation des huiles végétales en margarines ou lors de la cuisson excessive de certaines huiles. Ces acides gras trans (AGT) ou graisses hydrogénées, sont très largement utilisés par l’industrie agroalimentaire comme conservateurs et/ou stabilisateurs, car ils évitent aux aliments de rancir

 

 


Bien vivre le changement de saison

Moment des récoltes, des bilans, des réorganisations, des bonnes résolutions, l'Automne est une saison de transition qui permet de se préparer à l'hiver, au repos, et à l'introspection. Cette période d'entre-deux énergétique induit parfois des déséquilibres et désagréments pour le corps et l'esprit.

 

Voici quelques conseils qui permettent de  limiter ces effets négatifs afin, au contraire, de savourer les ambiances automnales. Certaines recommandations sont issues de pratiques de Médecine Traditionnelle Chinoise pour laquelle l’automne est lié aux organes « poumon et gros intestin », aux émotions « tristesse et nostalgie », ainsi qu'à la saveur piquante.

 

- S'exposer à la lumière naturelle, au moins le visage (sans crème solaire) dès que possible pour activer la production de vitamine D et réguler le rythme biologique. Dix à quinze minutes de soleil quotidien sur le visage et les bras donnent déjà un résultat mais idéalement, compte-tenu de la luminosité déclinante, 1 à 2 heures sont recommandées pour obtenir la dose quotidienne attendue.

 

 

- Profiter de ces heures en extérieur ou en pleine nature pour ressentir l'ancrage, la connexion à la terre tout en favorisant l'oxygénation des cellules. Pratiquer à ce titre des exercices incitant à des mouvements lents accompagnés d'une respiration amplecelle-ci permet de ressourcer les poumons, et contribue au relâchement du mental.

Si les conditions ne permettent pas d'être à l'extérieur, pratiquer en intérieur !! 

 

 

- Rallonger son contrat " sommeil " : vitalité, concentration, humeur et immunité s'en trouveront améliorées.

 

Commencer à allonger la durée du sommeil en se couchant progressivement plus tôt, mais sans en faire non plus une obsession, ce qui à l'inverse, contraindrait l'endormissement. Chercher aussi à renforcer sa qualité :

  Ranger ou réorganiser la chambre pour en (re)faire un lieu de cocooning

  Se coucher dans l'obscurité totale pour faciliter la sécrétion de mélatonine (dite hormone du sommeil) par la glande pinéale qui ne se fait que dans le noir complet.

  Vérifier la fraîcheur de la pièce dans laquelle les appareils électriques seront débranchés au maximum, sans oublier de désactiver son potable avant le coucher (mode avion a minima…)

 

  Si besoin, penser aux plantes qui favorisent le sommeil : verveine, aubépine, mélisse, passiflore, valeriane, escholtzia, camomille, houblon...ou aux huiles essentielles calmantes et sédatives (marjolaine à coquilles, lavande vraie, petit grain bigaradier..).

 

 

- Vitaliser et colorer l'alimentation :

 

Du vert : avec de la chlorophylle reconnue alcalinisante c'est-à-dire qui restaure l'équilibre acido-basique du corps, et dont les fibres entretiennent le microbiote intestinal. Consommer des crucifères (toute la famille des choux dont le sublime brocolis)..

 

Du rouge et orange avec les courges riches en bêta-carotène et source de vitamine C, également idéales pour réduire les envies de sucre. La betterave pour la circulation générale et le nettoyage

 

Du blanc en insistant sur radis noir (!!), ail, oignon, poireau pour leur effet détox et leur intérêt sur l'immunité.

 

 

Privilégier aussi les légumes racines (carottes, panais, butternut, salsifis, navet, radis, céleri), les fruits de saison (pommes, poires, raisin..) et les aliments de saveur piquante (qui stimulent le poumon !) : poireau, millet, cannelle, gingembre, ail, céleri, chou-rave, oignon, radis, piment, coriandre, navet .…

 

 

Et pourquoi ne pas tester cette recette originale .... !!

 

   Préférer les protéines maigres, riches en tryptophane, précurseur de mélatonine, telles les volailles, poissons, œufs, et faire une belle place aux légumineuses : pois, pois cassés, lentilles, haricots secs, pois chiche, fèves, ...comme aux fruits secs, notamment les noix de l'année !

 

    Mettre de côté les excès de viandes (rouges du moins), les plats préparés et les laitages (surtout de                  vache) difficiles à digérer.

 

         Si on en ressent le besoin et l'envie, c'est aussi la période pour pratiquer une cure de détoxination* en combinant la consommation  de liquides (sans excitant ni alcool) et l'activité physique (modérée) qui facilitera l'élimination des toxines et toxiques.

Dans cette optique, on peut choisir de faire une monodiète*, c’est-à-dire ne consommer qu'un seul aliment (raisin, carottes, pommes, riz…) un soir par semaine au début puis pendant au moins 24 heures si on se sent prêt. Quantité à volonté!

Ou si on en a déjà l'expérience, on peut s'orienter vers un jeûn* plus ou moins long.

Penser aussi à la revitalisation* indispensable à la fin de la cure ou du jeûn  en insistant sur les jus de légumes, fruits secs, et aliments riches en fibres et silice (dont l'ortie et la prêle sont les reines!)...

 

*Votre naturopathe est toujours là pour répondre à toute question personnalisée à ce sujet, évaluer votre vitalité si vous envisagez une cure ou un jeûn ou vous aider à la revitalisation. 

 

- Boire beaucoup pour éliminer et éviter le dessèchement pré-hivernal.

 

Boissons  froides ou chaudes  à volonté comme les tisanes  du moment  :

  •   pour les poumons  : Fleurs de Coquelicot, Feuilles de Serpolet, Fleurs de Mauve, Sommités de Bourrache, Fleurs de Bouillon blanc, Feuilles de Lierre terrestre, Feuilles de Guimauve.

  •   pour faciliter le drainage et la fonction intestinale  : frêne, romarin et genévrier...

 

 

 

La touche finale pour cette période de transition : Alterner les moments où on cultive la joie, la légèreté en écoutant de la musique joyeuse, en lisant des histoires drôles, en regardant des films comiques entre amis,

                                                                                      et les moments de pose, de calme, et de retour à soi....

                                                                                                                                                BON AUTOMNE à TOUS !


Août 2021

L'huile essentielle de lavande serait-elle menacée?

 

C'est une des craintes des producteurs français devant les objectifs annoncés au sein du Pacte vert, un projet législatif européen visant à lutter contre le réchauffement climatique et à renforcer la protection des consommateurs. A ce titre, l'exécutif européen prévoit 

         " d'interdire l'utilisation des produits chimiques les plus nocifs dans les produits de consommation tels que les jouets, les articles de puériculture, les cosmétiques, les détergents".

 

 

Une orientation qui ne peut s’avérer que louable mais à condition de s'entendre sur la définition d'un produit chimique. "La Commission met dans le même panier produits synthétiques et produits naturels », s'alarme Alain Aubanel, président du comité interprofessionnel des huiles essentielles françaises.

 

D’ici la fin d'année 2022, l’exécutif européen devrait ainsi présenter une révision du règlement relatif à la classification, à l’étiquetage et à                                                                                                                                   l’emballage des substances considérées comme chimiques et présentant                                                                                                                     une menace pour la santé et l'environnement (réglementation REACH) .

 

Si les huiles essentielles ne semblent pas directement visées par ce projet de règlement, et si un communiqué de Bruxelles se voulait rassurant  " l'Union européenne n'a pas l'intention d'interdire les huiles essentielles de lavande",   la vigilance est de mise pour les producteurs mais aussi pour les usagers que nous sommes.

Composés souvent d'au moins 600 molécules différentes, les huiles essentielles pourraient en effet y être soumises  en tant que "produits finis mis sur le marché" ou « entrant dans la la composition de produits cosmétiques ». La lavande, par son huile essentielle si précieuse, est ainsi devenue le symbole de tous ces produits naturels qui pourraient être menacés de disparition à cause de réglementations inadaptées ...

Pour mieux comprendre les enjeux techniques et réglementaires, consulter le Site officiel de l'Huile Essentielle de Lavande de Haute Provence AOP

Pour réagir sur le sujet, une pétition a été mise en ligne.


septembre 2020 ....Viruz' attitude ....

 

 

 On peut tout focaliser sur la peur d'un virus, 

d'un étranger autre que soi ...

jusqu'à en perdre la santé et la vie

 

On peut aussi s'émerveiller devant la beauté du vivant

juste savourer le cadeau de l'instant

et éviter de tout gâcher 

 

L'image ci-contre est la représentation la plus détaillée

d'une cellule humaine à ce jour .


Et si  on boostait son système immunitaire ?!

Une vidéo que j'avais réalisée en novembre 2020, lors du 2ème confinement, et qui reste pleinement d'actualité!

Un rappel des recommandations de base pour avoir une immunité au top..



2019 : Octobre rose... une réaction parmi d'autres

 ValeriaNature vient en soutien à toutes les femmes confrontées au cancer. La naturopathie est un appui de taille pour mieux vivre l'annonce, les traitements, et surtout se reconstruire après...

Vous pouvez aussi nous contacter lors de la maladie,

suite à un diagnostic, comme au cours ou à l'issue des traitements.

 

N.B.: La naturopathie ne se substitue en aucun cas à la médecine allopathique mais doit être considérée comme une démarche parallèle et complémentaire.

Octobre rose s'achève enfin…

 

On pourrait être surpris de mon soulagement à la clôture de ce mois jalonné sur toute la France par de multiples événements colorés. Il ne faut s'y méprendre, ce n'est pas par manque de solidarité que je ressens un apaisement ces jours-ci. C'est plutôt l'inverse car j'adresse mon plus grand soutien et ma plus grande empathie à l'égard de toutes les femmes qui se battent contre la machinerie du cancer du sein.

Le débat est bien là : le cancer du sein c'est une immense usine… le dépistage en est la porte d'entrée, le quai par lequel on y entre, sans comprendre la mécanique qui va suivre, ni même en avoir la moindre clé pour ne pas la subir de plein fouet. Rester actrice devant la maladie, dès lors qu'il ne s'agit pas d'un surdiagnostic, c'est plutôt vers cette direction que la médecine devrait concentrer ses efforts, comme sur la véritable prévention. 

 

Or, l'hypocrisie avec laquelle on y invite les femmes à se faire dépister est pour moi une désinformation plus qu'une information...c'est à ce titre que je boycotte octobre rose. Le dépistage n'est en rien une démarche préventive.

 

Peut être s'agit-il d'une résurgence de ma propre expérience ?

Un clin d’œil probable à ces chimios endurées 11 ans plus tôt et qui pourtant ne m'avaient jamais barbouillée. De la 1ère à la 6ème, pas le moindre écœurement, pas de grands festins non plus le lendemain ni le surlendemain, mais rien qui ne s'est apparenté à des symptômes nauséeux ! Très probablement parce que chacune des 6 perfusions fut accompagnée d'anti-vomitifs  si puissants qu'ils en anesthésièrent tout mon système digestif…

J'en étais alors très fière : affirmer et démontrer que la chimio ne me rendait pas malade, que je la supportais bien, c'était une façon de me montrer forte ! C'était peut être aussi un moyen de ne pas accepter la maladie, ni le poids de ses traitements. Je n'avais en effet pas conscience que mon corps n'avait aucune possibilité d'exprimer son désaccord avec ce qu'il endurait : il était alors complètement sous contrôle, ou plus exactement sous l'emprise de molécules toutes plus toxiques les unes que les autres. Celles de la chimio certes qui visent à détruire les (éventuelles) cellules malsaines et qui altèrent surtout les cellules les plus saines, et puis toutes les autres substances que l'on m'administrait parallèlement pour supporter l'effet des premières! C'est seulement aujourd'hui, alors que j'ai oublié le nom de ce produit si puissant et systématiquement à commander en pharmacie 48h avant la perfusion, que j'ai envie de crier AÏE

Je n'avais pas ce réflexe à l'époque : accompagner chaque chimio d'une détox !! Ce si recommandable et si estimable « Desmodium » n'était évoqué par personne de mon entourage et encore moins par le monde médical : protéger son foie et le soutenir, mais quelle drôle d'idée ?? Quant au jeun, il n'appartenait qu'au monde des idée les plus saugrenues, voire des plus dangereuses. En revanche, reconnaître la dangerosité de la chimie injectée lors de chaque rdv était exclu ou simplement tabou. Quel paradoxe puisque la toxicité des molécules de synthèse s'observait au travers de ce teint blafard, de cette peau devenue transparente ou de la chute des cheveux, si redoutée de toute femme dès lors qu'on lui évoque ce mot « chimiothérapie ».

La toxicité était là pour la bonne cause, celle d'éradiquer à tout prix!!! Je l'ai considérée ainsi, oubliant mes réticences et acceptant ses conséquences… La naturopathie n'était lors qu'une lointaine suggestion mentale pour moi, et ma confiance en la médecine quasi aveugle.

 

2019, soit 13 ans plus tard mon corps me rappelle encore régulièrement qu'il n'a pas pu s'exprimer pendant cette période. Physiquement, il n'a rien oublié, il sait vite me le rappeler lorsque je le sollicite un peu trop !!

Octobre rose, ce brouhaha d’événements dont les intentions se veulent réconfortantes et solidaires avec la maladie, avec les femmes malades … Ces manifestations sportives « bon enfant », comme si tout était rose, et surtout ces incitations au dépistage pour se donner bonne conscience… C'est ainsi que je perçois ce discours aujourd'hui : cette impression pour le monde médical de se montrer bienveillant et à l'inverse de culpabiliser les femmes qui ne suivent pas le calendrier de dépistage…

 

La colère m'est montée récemment, en écoutant cette émission sur une des radios les plus écoutées et reconnues…

- « Que faut il améliorer ? » demande la journaliste ,

- «  Augmenter le nombre de femmes qui se font dépister » répond le médecin interviewé… et de continuer « Nos centres sont très performants, les femmes françaises ont beaucoup de chances…. »

Comme si le dépistage était tout !! ou du moins était la réponse la plus juste...ou la meilleure… AÏE AÏE AÏE trois fois AÏE...

J'aurais voulu poser cette question basée sur ma toute petite expérience de la maladie : par deux fois, elle s'est invitée en moi, et par deux fois, je l'ai su bien avant la mammographie… alors pourquoi mitrailler tout le monde aux rayons X ?? Pourquoi ne pas s'attaquer aux problèmes d'hyperoestrogénie responsable de 80 % des cancers du sein ??

Le cancer est multifactoriel, et aujourd'hui on ne le considère que par le dépistage… il y aurait tant d'autres axes de réflexion et de propositions, et surtout la mise en place d'un véritable accompagnement pour les femmes, AVANT   PENDANT   et APRES... en leur expliquant ce que l'on sait des traitements et surtout ce que l'on en ignore....

 

Ma question était trop provoquante, elle n'a pas été retenue bien sûr...